Nombre: Fatma Mekni

Lugar de nacimiento: Tunis, Tunisie

Residencia actual: Tunis, Tunisie
 
Miembro desde: 29/09/2016


Poemas incluidos en esta página:        
      
 
- NOSTALGIE
- TES ÉTOILES BRILLENT ENCORE
- FUMANTE ATTENTE
- AMERTUMES – PRINTANIÈRES
- INSPIRATION
- MAMAN
- A BAS LA VIOLENCE
- MON CHEVALIER
- JUSTE À L’AUBE
- JOUR D’IVRESSE
- IMAGES EN ÉCHOS
- J'ATTENDS
 

       

       

NOSTALGIE

     
Mon Algérie,
Mon orage d'envie,
Écoute, je me confesse,
En ces jours d’éclaircis,
Tu es l'étoile qui scintille,
Tu es l'aurore qui dissipe la nuit,
Volcan d'émotions, belle mélodie,
Je me sens comblée de joie,
Fontaine de tendresse, refuge
Tu me tends les bras,
Je fonds... je balbutie...
Prête à crier emporte-moi,
Dans tes vastes vallées,
Fais-moi encore rêver,
À toutes ces contrées paisibles
À la nature si généreuse
Secoue ma nostalgie,
Toi mon deuxième pays,
Annaba "la coquette"
Ton accueil, ton amour    
Tes lieux de mémoire,
Ta place d’armes,
Mes envols enflammés,
Je me souviens, c’était hier
Nuits lumineuses, à "Saint Cloud",
Éblouissement de l’âme,
Envols insoupçonnés
Constantine, à tes premiers abords,
Tes hauteurs vertigineuses,
Ton pont suspendu, ta casbah
Guelma et ses alentours
Propices à l’inspiration
Communion assurée,
Pour un espace inédit,
De séduction réciproque,
L’Algérie et la Tunisie,
… à jamais.

 

 

TES ÉTOILES BRILLENT ENCORE
 

Oui, à l’heure où je t’écris,
Tes étoiles brillent encore,
Au plus profond de moi-même,
Ce n’est déjà plus le soir,
Habillé encore en noir,
Je  laisse venir la nuit,
Je ferme les yeux, je t’appelle,
Et te voilà à mes côtés,Songe nocturne aux effluves jasminées,
Tu vas de l’avant, d’une allée à l’autre,
Je te suis, je ne suis plus, regard ébloui,
Que le reflet de tes pensées, la trace,
De tes envols poétiques,
Mon corps se confond avec le tien,
Je suis tes ailes, tu es mon ivresse,
La douce ivresse d’une traversée,

 A deux et jusqu’au bout de notre finitude...

 


FUMANTE ATTENTE


Fumante Attente 
cigarette après cigarette,
Dans l'obscurité,    
Il l'attendait...
Un café bien serré,
Une mémoire délaissée,
Dans une nuit d'été.
Le vacarme estival,
Empiétait sur le silence
En dedans, un goût amer,
Attente déplorable!
Dans un château hanté...Les volutes de fumée,
Le faisaient rêvasser,
Le vrombissement du vent,
Lui faisait des trémulations.
Il fît voler une bouteille en éclats
Un citron lui glissa des mains
Le souffle coupé, il faillit s’affaler, 
De frousse...à peine, il respirait.

 


AMERTUMES – PRINTANIÈRES

    
Mon pays, mon beau pays
Tu es dans la tourmente,
Ô ma belle patrie !
Ceux d’hier se sont enrichis,
Les uns partis, les autres en prison,
Ceux qui s’affrontent encore
Pour prendre leur place,
Malfaiteurs de tout genre,
Sans état d’âme, ils louvoient,
Menacent, montrent les dents,
Prêts à imposer leur dictât,
A se ruer sur la ville, à tout brûler,
À anéantir tous ceux qui s’opposent
Au règne fratricide, à l’ignominie,
À nous faire mourir de détresse,
Tous, les uns après les autres,
À te ruiner, ma Tunisie.
Tu es désormais à la merci,
Des illuminés et des tueurs,
Qui tentent de nous noyer,
Dans les profondeurs d’un puits,
De nous détruire au nom d’une vérité qui les dépasse,
Dont ils se croient être, les seuls détenteurs,
Et personne ne réagit, au-dedans,
Face à tant de rancœur, de violence,
La peur nous paralyse, au dehors
L’indifférence de ceux qui étaient,
Hier encore, nos bons amis.
Mon pays, mon beau pays
Tu es dans la tourmente,
Ô ma belle patrie !
Pourquoi tant de violence,
Après une si estimable révolution ? 
Est-ce donc le prix à payer ?
Ô ma belle patrie !
Bouleversée et en pleurs,
Dans la peur des lendemains
Qui sonnent déjà faux,
Que j’ose allumer ces bougies
Chez moi et dans tous les lieux,
De recueillement et de prière,
Pour ta seule gloire, mon amour,
Ma Tunisie…

 


INSPIRATION


Dans le tumultueux alentour,
Mon ciel est bas,
Mon ciel est lourd,
Mon regard fixé vers l'infini...
J'hésite , je doute....
La ruée vers l'inconnu me réjouit,
Désormais livrée à moi même,
Je laisse faire,
Remontées insolites,
Ces fragments de mémoires,
Qui me ramènent à toi,
Et tout en émoi,
Je me surprends à fredonner ,
Cette belle mélodie aux notes en folie,
Au bord de ce ruisseau 
Où elles s'envolaient.

 


MAMAN


Je pleure mon présent,
Sans toi ma maman
Source d’affection
D’amour et de tendresse
Qui, malgré ton vide 
M’habitent sans cesse 
En ritournelles et fables
Douces et formidables 
A la lumière des bougies
Je me souviens des nuits d’hiver 
Quand le tonnerre retentit 
Je courais vers tes bras ouverts
Trouver en toi la fée Clochette
Pour calmer mes frayeurs 
Et chauffer mes nuits transies
Tu étais pour moi l’ange gardien
Qui passait ses nuits debout 
Pour me prodiguer ses soins 
Border mon corps de bout en bout
Que de gâteries tu m’avais offertes
Concoctées par tes mains expertes
Qui savaient produire le bonheur 
A moindre prix, à moindre coût
Maintenant que tu n’es plus
Moi qui n’ai su assez te dire 
Oh combien je t’aime, ma maman
Je suis dans la nostalgie de toi ...

 


A BAS LA VIOLENCE


Musulmane je suis,
humaine aussi,
bouleversée en ces jours-ci,
je balbutie....
d'une voix étranglée,
ne craignez rien mes amis,
abat toutes formes de violence...
je compatis avec toutes victimes,
innocentes tuées:
Charlie Hebdo - Bardo - Sousse -
Liban - Paris 
et le jeune berger de Sidi bouzid ,
méchamment massacré par des lâches,
son chien fidèle,
a trouvé sa tête dans un sachet,
le reste de son corps jeté ...
ah ! mon dieu imaginez !!!!!!!!
quelle cruauté!!!
L'islam prêche l'amour,
la tolérance , la paix,
le coran n'a jamais parlé
d'inhumanité...

Allah l'a déclaré :
"ne tuez pas la personne humaine"
toutes les religions monothéistes
sont honorées ...
ces cris de secours de civils à Paris,
ces recherches de disparus,
ce bruit de fusils,
ces tristes familles,
pas de lumière pendant cette nuit ...
avec un coeur brisé,
je te pleure humanité ...

 

MON CHEVALIER


Que d’années en mon cœur
Je t’ai cherchée 
Que d’années à mes yeux 
Ils t’ont voilée 
Un quart de siècle, voyez-vous 
C’est long à compter !
Ah ! Quel bonheur j’ai vécu
Par ce matin printanier 
En ce 23 mai de l’an 2016
Quand mon regard a croisé
La Statue en bronze 
De notre beau chevalier 
Le combattant suprême
Le père de la nation 
Emue j’étais jusqu’aux larmes
De te revoir mon cher Président
Comme par le passé
Au milieu de ton avenue
Dignement installé
A la place qui te revient de droit 
Toi le Grand Bourguiba

Qui as sacrifié sa vie 
A sa patrie, à sa terre
Par amour et par foi 
Le sang, en ce jour
Dans mon cœur a tangué
Et tant émue, 
J’ai failli trotter 
Au rythme de tes galops 
Quand la jeunesse 
Était encore accrochée à tes sabots
Bonjour mon Président 
Bonjour ma belle Tunisie
A bas la violence
Et les esprits décousus 
Et que vive ma patrie
Libre et souveraine 
Et que vive ma Tunisie
Sans rancune et sans haine
L’hommage que je te rends
Est fort mérité 
Toi qui fus à la base


De mon savoir et ma liberté
Pour toi et rien que pour toi 
je chante L’hymne de la patrie
Toi mon Magistral chevalier.

 


JUSTE À L’AUBE


Véritable roseraie étoilée,
Belle et scintillante
Était la nuit et jusqu’à l’aube.
Et juste à l’aube, j’ai rêvé
 
De toute beauté mon rêve,
Est venu me proposer
Autre chose que mes soucis
Ou mon besoin d’oubli.
 
Une rose, dans son plus simple habit
De fête et de joie,Des pétales à faire rougir
Les plus belles femmes
De Tunisie et même d’ailleurs,
  Rouge vive, flamme,
Aux allures pourpres,
Signe de désir, d’éclaircie,
Et de promesse d’ivresse,
Prouesse onirique, féérique,
Ou simple bouffée d’oxygène,
Je ne pourrais le dire,
                      
J’étais juste heureuse, éblouie,
Comme jamais je ne le fus.
Libérée, j’étais le rêve et la rose,
La nuit et son firmament étoilé.
 
Ma rose Rouge vive, flamme,
Aux allures pourpres,
Signe de désir, d’éclaircit,
Et de promesse d’ivresse,
Prouesse onirique, féérique,
Ou simple bouffée d’oxygène,
Je ne pourrais le dire...
                      
 
J’étais juste heureuse, éblouie,
Comme jamais je ne le fus.
Libérée, j’étais le rêve et la rose,
La nuit et son firmament étoilé.

 

 

JOUR D’IVRESSE


Aujourd’hui est jour d’ivresse,
Mes muses aux anges s’amusent,
Et à travers les ondes       
Une myriade de lumières
Aux tracés translucides,
Pathétiques présences
Dans leur instantanéité.
 
En moi, comme toujours,
La quête d’ouverture,
Et ses sorties de pistes,
L’attente dans l’impatience,
De ces bras qui se tendent,
Bouffées d’espoir, croisière
Inespérée, 
Jusqu’à me faire voguer,
Divaguer, 
Le regard sans cesse tourné
Vers d’impassibles horizons,
Mon embarcation carthaginoise
A belle allure,

 

   
IMAGES EN ÉCHOS

                                                   
Un écho de sa voix
Des notes de musique,
Chatouillent mon cœur,
Séduit, presque en désarroi,
De l’aurore au  lever du jour,
Aux prises avec une insensée,
Raison d’espérer trouver un cap,
À mon embarcation ivre,
À la dérive, prête à chavirer.
Le jour se lève, le rêve était beau,
Aussi beau qu’un voilier
Qui ne fait que passer,
De si belles images, volatiles
Et si furtives, que je tente de retenir
Elles, si promptes à disparaître
A s’effacer à jamais…  

 

                                               
J'ATTENDS

      
Je t'attends,
je m'entends dire au temps,
passe vaguement,
embarque-moi un instant,
sur ces crêtes,
des vastes océans,
sur un cargo,
isolé sur ces flots,
je rame fort, si fort.
le charme du soleil,
me ranime la peau,
sa lueur me réchauffe le cœur,
me métamorphose,
ravissante sirène,
je m'engouffre,
dans les profondeurs,
je déguste cette douceur,
je respire un bol d'air,
je vogue vers l'ailleurs,
muse ayant renoué avec le bonheur,

je chante, je chante
"Verlaine, …Verlaine ! 
Il ne pleut plus sur Athènes ».
Je crie, je crie, à tue tête,
Lamartine …Lamartine !
Fais le suspendre son vol ! »
Alors qu’impassible, Aragon,
Continue de chanter
« Les yeux d’Elsa »,
Pour moi seul,
…Rien que pour moi.

 


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